Covid 19 : Le nouveau Coronavirus n’est pas une fatalité mais une opportunité pour le secteur agricole, dixit Patrix Sévère ministre de l'agriculture

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Le ministre de l’agriculture des ressources naturelles et du développement rural, Patrix Sévère a fait savoir que la pandémie du nouveau Coronavirus qui sévit notamment en Haïti, ne peut pas être considérée comme une fatalité mais comme une opportunité pour le secteur agricole.

D’abord, fait-il remarquer, plusieurs acteurs, choisissent de revenir vers la terre vu que la quantité de produits importés notamment de la République Dominicaine et des Etats-Unis ne fait que diminuer suite à la fermeture des frontières.

Les gens se rendent compte qu’ils doivent travailler et produire pour nourrir la population. Le ministre Sévère fait aussi état d’une augmentation de l’enveloppe que les bailleurs de fonds mettent à la disposition du secteur agricole. Il s’agit, dit-il, d’investissements de court terme dans des cultures à cycle court.

A titre d’exemple, la banque inter-américaine de développement (BID) a désaffecté 1.1 milliard de gourdes au bénéfice du secteur agricole; la banque mondiale a fait pareil avec une enveloppe de 600 millions de gourdes, l’Union européenne a mis 8 millions d’euros à la disposition de la zone métropolitaine et le FIDA (fonds international de développement agricole) 5 millions de dollars.

De plus, il y a la République de Chine (Taiwan) qui compte mettre 559 tonnes de semences et 65 motoculteurs à la disposition des producteurs de la Vallée de l’Artibonite, a dit le ministre Sévère rappelant qu’un seul motoculteur peut labourer en moyenne un hectare par jour.

Nous nous concentrons sur les cultures à cycle court afin de mettre de la nourriture à la disposition des citoyens dans le meilleur délai, a dit le ministre Sévère qui invite la population à modifier ses habitudes alimentaires en priorisant les produits du terroir.

L’agronome Sévère a aussi informé que son équipe va intensifier cette semaine, la distribution de semences qui avait déjà commencé suivant le calendrier agricole de chaque zone de production.

Pour assurer la mise en œuvre de son plan de relance du secteur agricole, le ministère affirme avoir besoin d’environ 10 milliards de gourdes, mais son titulaire qui se veut réaliste, pense que c’est une enveloppe de 3 milliards qui sera mise à sa disposition.

Aussi, il a promis d’adapter ses stratégies afin d’obtenir les meilleures résultats possibles.

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