Haïti-Culture : « Le dernier vol » de Clarens Renois à ne pas rater

Littérature & Poésie
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« Le dernier vol » : titre du nouvel ouvrage de Clarens Renois. Une véritable œuvre d’art peinte par une plume dégagée aux couleurs variées. Ce serait en effet, une grave erreur de la part d’un lecteur avisé, de ne pas inviter d’autres lecteurs à lire et à découvrir la dimension majestueuse de l’imaginaire créatif d’un lecteur qui transforme, avec dextérité, ses lectures en œuvre de loisir, mais aussi en une référence de connaissances. 

Cette dernière création littéraire de l’éminent journaliste retraité, Clarens Renois, témoigne, évidemment par la justesse de l’écriture, de l’intérêt à inviter l’autre à sa lecture mais aussi à sa relecture. 

Tout commence avec Laurent, un ancien journaliste converti dans les affaires, lequel ne se prive nullement d’observer le monde et les choses qui l’entourent. Une histoire singulière inventée qui invite aussi à l’invention. Voilà l’esprit premier de ce récit romancé, tel qu’il est décrit au post-face du bouquin. 

Si Clarens Renois, journaliste respectueux et respecté de la société, devenu aujourd’hui homme politique, par son désir inébranlable de voir un jour, cette Haïti déchirée par la haine de l’autre réconciliée avec elle-même, a déposé le micro pour mieux faire l’apologie de la cause de tout un peuple, surtout les plus faibles, il n’a toutefois pas décidé encore de déposer la plume. Il faut dire surtout sa plume de journaliste, témoin du début de la gestation de l’ère démocratique en Haïti.

Achevé d’imprimer en septembre 2020, « Le dernier vol » décrit avec art et manière l’angoisse mais en même temps, l’opportunité de création d’un humain cloîtré de façon involontaire, entre quatre murs pour fuir la COVID-19 au temps de confinement dans un pays qui n’est pas le sien.

S’accorder un petit temps de son temps pour s’adonner à la lecture de « Le dernier vol », c’est s’offrir indubitablement du loisir et du plaisir sains. Ce, surtout dans ce contexte troublant d’insécurité et de pandémie liée au coronavirus, où rester chez soi devient tristement aujourd’hui la meilleure option.

De « Le piège » en passant par « Lettre à un ami de Dame-Marie », « Sortir de soi », « Les clameurs de mon quartier » pour aboutir à « La mort en direct », le plaisir de lire les 159 pages de ce livre, s’illustre tel, un signifiant qui puise tout son sens dans le signifié de la parole exposée en lettre d’or sur un support potable. Il s’agit d’un bel étalage discursif où le verbe côtoie avec science et efficience le fictif du vécu.  

Une production intellectuelle tout comme une œuvre d’art demeure un travail d’envergure qui mérite d’être appréciée à sa juste valeur. Et, la meilleure façon d’en apprécier vraiment c’est d’en faire cas.

Personnellement, en lisant cet ouvrage de l’ancien acteur du feuilleton radio phonique titré: « WOY ! LES VOILA » très écouté en Haïti dans le temps, je n’ai pu m’empêcher d’imaginer l’écrivain dans son nid solitaire, ponctué de nuits insomniaques, l’esprit fragmenté par la réflexion, les droits accrochés à la plume, les yeux voyageant entre la feuille blanche et les attraits de son environnement immédiat dans un corps à corps avec les mots jusqu’à les muer en symbiose dialectique. Question d’accoucher ce texte qui prend forme dans du beau, de l’imagination créative et de l’esthétisme. 

Enfin, lire « Le dernier vol » de Clarens Renois, ce n’est pas se retrouver à bord d’un navire qui se perd au fond de l’océan sans espoir ni secours, mais plutôt se balader dans un champ de fiction, où l’évidence de reflet du réel s’accroche à l’esprit ouvert à la poésie et à l’esthétique.

Notons que Clarens Renois est auteur également de : « À micro fermé » paru en 1998, sous les presses de la Maison d’édition Mémoires d’encrier ; « Sortir  Haïti du chaos » paru en 2016 ; « Et Haïti dans tout cela ? », série d’articles de réflexion publiés de 2015 à 2019 ; « Le vent, Éclats de vers », un recueil de poèmes paru en 2019.

En attendant de le mettre disponible dans les librairies, il informe que son dernier bébé discursif titré : « Le dernier vol » est disponible à HPN (Vivy-Mitchell) au prix de 1000 gourdes. Pour tout renseignement supplémentaire, on peut aussi appeler au 29415565.

Alix Laroche

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