Mené (2-0) à la première mi-temps, le FK Qarabag de l'international Haïtien Wilde Donald Guerrier, qui a joué pour la première fois en Ligue des Champions, n'a pas survécu à la machine londonienne du Chelsea (0-6) au Stamford Bridge mardi soir dans le groupe C.

Lire la suite...

Du 19 au 23 juillet au stade Sylvio Cator, la sélection haïtienne féminine des moins de 20 ans accueillera les éliminatoires de la coupe du monde FIFA.

Lire la suite...

 Sans nouvelle de l'international Haïtien James Marcelin depuis un certain temps, ce dernier s'est montré récemment décisif mercredi soir en marquant un but pour North Carolina FC à l’US open Cup (coupe des États-Unis). Son club a remporté (4-1) ce match contre Charlotte Independence au  Sahlen’s Stadium à WakeMed Soccer Park.

Lire la suite...

La sélection haïtienne  senior a grimpé de 4 places dans le nouveau classement publié le 6 avril 2017 et se positionne à la 5e place dans celui de la CONCACAF.

Lire la suite...

Les syndicalistes du secteur du transport en commun qui ont lancé lè mot d'ordre de grève pour les 2 et 3 octobre 2017, en signe de protestation contre la loi fiscale 2017-2018, ont appellé la population haïtienne à la désobéissance si le président Jovenel Moise ne fait pas retrait sur cette dite loi.

Lire la suite...

 

Yves Roblin est responsable de la Direction de la planification et de la Coopération externe (DPCE) du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). Comme tous ceux-là qui s’expriment suite au départ éternel du feu écrivain et éducateur, Jean Claude Fignolé, Yves Roblin s’est accroché aussi à la plume pour esquisser ses propres mots. Mais des mots qui mettent un accent particulier sur la magnanimité du Collège Jean Price-Mars qu’il considère comme un patrimoine, dont Fignolé a été membre fondateur. Yves Roblin a choisi de partager ses lignes aux lecteurs de HPN.

Lire la suite...

Le plan d’urgence suite aux inondations dans la région du Sud, la préparation le 1er mai de la caravane de développement dans le Bas-Artibonite, la fête de l’Agriculture et du Travail, la fête du drapeau et de l’université le 18 mai prochain, l’arrêté du 29 mars 2017 relatif au train de vie de  l’Etat ont été les différents points abordés lors du deuxième Conseil du gouvernement présidé par le Premier ministre Jack Guy Lafontant, mercredi.

Lire la suite...

La Direction de la Police Nationale d’Haïti (PNH)) a procédé, mardi, à la graduation de  la 2e promotion d’élèves inspecteurs. Le Directeur général de la PNH a profité de cette occasion pour exhorter les nouveaux gradués  à prendre toute la mesure de leur mission dans un pays, dit-il, où les plus grands bandits ne sont pas toujours des nigauds, de simples d'esprit que l'on rencontre à travers les rues ou des déshérités qui se font embrigader dans les gangs.

Lire la suite...

Depuis le mois d'août sur tous les réseaux sociaux à part les nouveaux slogans répétés par plus d'un, le groupe Leo penche sur le loisir des jeunes en leur offrant un dimanche spécial avec Icekid et un espace pour se recréer, familiariser et se détendre à travers "Frechè dimanch".

Lire la suite...


Le président de la république a installé le lundi 24 juillet 2017, la commission nationale de réforme du système de santé et des services hospitaliers. La cérémonie s’est déroulée au palais national en présence du premier ministre, de la ministre de santé et de parlementaires entres autres.

Lire la suite...

C’est la fin des examens du baccalauréat. Officiellement, cela traduit la fermeture des classes et le lancement des grandes vacances d’été. Déjà, depuis le samedi 15 juillet, les gens, particulièrement des jeunes étaient nombreux à avoir laissé la capitale. Objectif, se rendre en province où l’on espère retrouver un peu plus de tranquillité, constate un reporter de HPN au Portail Léogane où se trouvent de nombreuses stations improvisées à destination du grand Sud.

Lire la suite...


Une commission technique de restructuration de l’office d’assurance véhicules contres tiers (OAVCT) a été créée par arrêté présidentiel en date du 22 juin dernier. Dans ce document de huit articles,  il est dit dans le septième que l’arrêté du 22 mars 2017 nommant le citoyen Elie blaise directeur général de l’OAVCT est et demeure rapporté, ce qui sous-entend que l’ancien député ne serait plus à la tête de l’institution.

Lire la suite...

45 artisans de la ville de Jacmel suivent une formation spéciale commanditée par le Ministère du Tourisme et financée par l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) au Centre d’interprétation du Carnaval de Jacmel (CICAJ) du 10 au 18 octobre 2017.

« L’industrie touristique repose énormément sur l’apport des artisans. Nous voulons rendre plus performants nos créateurs qui enrichissent le voyage de chacun des touristes  arrivant sur le territoire», a affirmé la ministre du tourisme, Mme Colombe Emilie Jessy Menos, qui a effectué une visite vendredi au centre de formation.

Deux designers, accumulant chacun plus de 25 ans  d'expérience en provenance  de la ville de New York animent ces ateliers de formation. Il s’agit de Mme Aviva M. Shulem, professeure à la Parsons School of Design de New York et Madame Sheila J Meyer, experte en textile sous la coordination technique de Mme Nathalie Tancrède.

Le Ministère du Tourisme promet d’apporter son soutien à la création d’une plateforme pour la mise en vente des produits provenant des artisans. Il s'agit également d'encourager leur participation à des foires d’exposition de produits tant au niveau national qu’au niveau international.

En plus des techniques rudimentaires de combinaison  de couleurs et d’utilisation de matières premières, les artisans ont également eu des cours sur la recherche de marché pour la vente de leurs produits.

 

Soucieux de l’observance d’une meilleure articulation entre la théorie et la pratique de l’apprentissage, un groupe de 37 étudiants en Gestion touristique de l’Université Quisquéya (UniQ) a séjourné dans le Nord du pays du 4 au 7 Mai 2017. Ce séjour a permis aux étudiants en Marketing du Tourisme et de l’Hôtellerie de jauger au mieux leurs acquis en termes de concepts et de pratiques les plus pertinentes et récentes dans la gestion de la fonction marketing dans le contexte particulier de l’industrie touristique haïtienne. 

Le départ en direction de la ville du Cap-Haitien

Avec un peu plus d’une heure de retard sur la programmation du jeudi 4 mai 2017, le groupe a embarqué à bord de l’un des bus de l’Université Quisquéya et a laissé le campus autour de 9:35 du matin. Vroum Vroum ! Nous mettons définitivement le cap sur le Cap-Haitien…! Cette ville, jadis capitale historique et touristique d’Haïti, demeurait encore inconnue pour plus de 80 pour cent d’entre nous.

A l’instar de tout groupe de jeunes, l’ambiance à l’intérieur du bus frisait son paroxysme. Les étudiants s’égosillaient au son des musiques populaires haïtiennestelles que “Adrienne” de Tropicana, “Map Marye” de Klass et “Haïti pam nan diferan” de Baky et de J-Perry. Malgré un changement brut de température,nous continuions à nous amuser. Notre premier arrêt nous a offert l’opportunité de découvrir un coin paradisiaque et paisible, le Village d’Ennery, niché au milieu d’arbres fruitiers, et doté d’une architecture sublime et simple. En plus du restaurant, nous avons également profité pour visiter d’autres parties du Village.

Le calvaire du tronçon Pilboreau / Cap-Haitien

En fait, tout n’était complètement rose ! Le tronçon Pilboreau/Cap-Haitien représente actuellement le calvaire des usagers. L’état actuel de ce tronçon routier constitue une déconvenue pour les visiteurs de la destination Nord. Une fois sortis du village, il a fallu bien sûr que l’on passe par l’incontournable, le fameux ‘’Mòn Pilboro’’ qui imprime une certaine renomméeà la route Nationale No1 vers le Nord. Entre les cris de panique et de stress à la vue de la route bordée de falaises, une collèguenous a conseillé de nous calmer. Finalement, il y a eu plus de peur grâce à Dieu et àl’expérience de notre valeureux chauffeur. 

Au bout du chemin, nous sommes arrivés à l’hôtel Lakou Breda, dirigé par Monsieur Hérold Decius et sa femme Régine ; tout le staff était sur place pour nous recevoir. Un cocktail de bienvenue,suivi d’un repas typique aux gens du Nord (poulet aux noix de cajou et riz blanc entre autres). Ce repas servait aussi de prétexte pour échanger avec Monsieur Décius autour de son Hôtel puisquedeux groupes d’étudiants doiventaccompagner cet opérateur dans le  repositionnement deLakou Bréda sur l’échiquier touristique capois. Parallèlement, un autre groupe travaille de manière à élaborer un plan de communication pour la « destination Okap ». Enfin, une longue nuit d’échanges fructueux.

 

Visite du Palais Sans-Souci et de la Citadelle Laferrière

Après cettecourte nuit calme aux pieds du morne Bréda, là où des centaines d’arbres fruitiers se côtoient encore dans un foisonnement inextricable de verdure, nous avons profité d’un copieuxdéjeunerà l’hôtel ce vendredi 5 mai 2017. Ensuite, nous avons parcouru les quelques 20 kilomètres séparant la ville du Cap-Haïtien de la commune de Milot afin de visiter le Parc National Historique incluant le Palais de Sans-Souci, le site des Ramiers et la Citadelle Laferrière.Une fois au Palais de Sans-Souci, et les formalités relatives à l’accèsau Parc remplies, nous avons acheté divers souvenirs tels que chapeaux, colliers et bracelets entre autres. Grâce au service du guide, Monsieur Gabart Dolcine, nous avons visité les deuxprincipaux monuments s’étendant sur les trois communes de Milot, de Dondon et de la Plaine du Nord. 

Située au sommet du Bonnet à l’Evêque, à 969 mètres d’altitude, la Citadelle fut notre point de mire, et nous avons tous eu l’audace de gravir le morne à pieds, à cheval pour certains et à moto jusqu’au parking de Choiseuil pour d’autres. Étonnement, joie et fatigue s’entremêlent…! En fait, l’érection de ces œuvres grandioses justifie, si besoin était, que nos ancêtresfurent des esclaves libres à l’avant garde de leur temps et qu’ils ont compris la nécessité de réunirles Haïtiens autour d’un projet de liberté, de fierté et de progrès.

 

Rencontre avec le Président de l’OGDNH

De retour au Cap-Haitien vers les 5 PM, nous nous sommes dirigés à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Nord (CCI-Nord), pour rencontrer Monsieur Nicolas Bussénius, l’actuel président de l’OGDNH (Organisation de la Gestion de la Destination Nord d’Haïti), autour de son Plan stratégique de développement de la destination Nord. Après avoir présenté les stratégies de promotion et de développement du tourisme dans la destination, Monsieur Bussénius, a initié une séance de questions/réponsesavec nous autour des forces et faiblesses, des opportunités et des menaces pouvant impacter les effortset les velléités de l’organisation. Enfin, nous avons laisséla CCI-Nord pour diner à l’hôtel et nous préparer pour notre soirée en ville et notamment à Lakay Restaurant Cap-Haitien.

 

Soirée à Lakay Bar Restaurant

« Lakay restaurant » symbolisel’identité capoise de la restauration. Notre visite a été motivée par la détente, mais aussi par l’idée d’évaluer l’accueil et le service offerts. A notre avis, l’accueil a été très chaleureux, et les mets étaient exquis. En conséquence, nous avons payé une autre visite la soirée suivante. En réalité, « Lakay restaurant » s’efforce d’offrir un service de qualité à une clientèle de plus en plus exigeante, et c’est ce qui explique sa notoriété sur le marché capois de la restauration.

 

Visite du Centre Historique du Cap-Haitien 

Après une soirée fertile en couleurs et en détente à Lakay Restaurant, l’équipeétaitdéjà prête et motivée ce samedi matin 6 mai pour aller visiter le centre-ville du Cap-Haitien, le boulevard, le Carénage, les rues exiguës de la ville, la place de la Cathédrale, l’Évêché, l’Hôtel de Ville, l’ancienne pension A à Z, l’entreprise A & J Crème, etc. Cette place réside au cœur des activités touristiques de la ville ; elle abritait des Saules pleureurs qui sont des arbres centenaires. Les capois ont pris l’habitude d’y passer leur moment de détente.De la place étant, nous avons contemplédans les hauteurs le futurHôtel Satama qui surplombela ville. 

 

Visite du site de Labadie et détour à Cormier Plage Resort

Plus de deux heures se sont écoulées, et nous avons vers midi décidé d’attaquer la route vers Labadie. Une route en pleine construction, ce qui traduit la vitalité de l’activité des croisièresà Labadie.A mi-chemin, nous avons emprunté un détour pour rencontrer le PDG de Cormier Plage Resort, Monsieur Jean-Bernard Simonet. Sur place, nous étions fascinés par cet établissement de 32 chambres, avec restaurant et bar attenants. La vue à partir de la plage était époustouflante, une plage propre, une eau limpide en apparence qui invite à la baignade. En laissant enfin Cormier Hôtel pour le site de Labadie, l’excitation étaità son comble, elle était palpable et visible à nos yeux. La majorité d’entre nous allait fouler ce site mythique pour la première fois : un rêve finalement accompli en entonnant « Labadi se Paradi » de Tropicana d’Haïti. Selfie, gros plan,paysage, portrait, nous avons tout essayé pour immortaliser cet évènement.

 

Après plus de 90 minutes d’observation, de visite guidée et de prise de vues, et comme ce n’était pas un jour formel d’activités sur le site, la Royal Caribbean Cruise Line via la SOLANO (Société Labadie Nord) a mis un petit bateau à notre disposition pour nous diriger par la mer vers Belly Beach à quelques encablures du village de Labadie. Belly Beach par la mer est un délice…! Une baignade sous la pluie dans une mer intensivement chaude. Et le plaisir de déguster des fruits de mer (poissons, homards, lambi, etc.). Les heures s’égrenaient et le désir d’y rester hantait le groupe. Mais dommage, il fallait retourner au Cap-Haitien, un show folklorique prévu en la circonstance nous attendait.

 

La dernière soirée dans la ville du Cap-Haitien

De retour à Labadie, nous avons observé sur la route les dégâts causés par les fortes averses de ce samedi après-midi ; la ville du Cap-Haitien était trempée, ivre et maculée, mais l’Hôtel avait tout concocté pour nous émerveiller et dissiper tout arrière-goût de regret (par un spectacle riche de chants, de chorégraphies et de danses à couleur locale). Nous avons pu vibrer au rythme de tambours et de coups de baguette.Que dire des pas des danseurs et des déhanchements des danseuses ? La voix mélodieuse de la « petite sirène » nous a laissé aphone.

Une longue soirée passée entre Lakou Breda à discuter avec le staff dirigeant de ses stratégies futures pour se repositionner sur le marché touristique capois et à Lakay restaurant pour manger, danser et socialiser avec de jeunes capois qui nous ont charmés par leur parler. Ce séjour au Cap-Haitien, c’est toute une vie, une riche expérience en toute sécuritépour tous les membres du groupe. Pour une courte nuit, une bonne soupe au giraumon du dimanche matin nous a aidés pour mieux reprendrela route et rentrer à Port-au-Prince. Chemin faisant, nous avons visité la cassaverie du Haut-du-Cap et avons fait plein d’emplettes. En fait, ce fut un « Au revoir! »à la ville du Cap-Haitien qui doit renaitre de ses cendres et pleinement recouvrer sa renommée de Capitale touristique et historique d’Haïti.

En somme, si notre séjour au Cap-Haitien a étéune expérience enrichissante, il reste un fait que notre groupe en Gestion Touristique à l’Université Quisquéya a injecté peu ou prou durant ces trois nuitées près d’1 million de gourdes dans l’économierégionale. Il s’agit de dépensesréalisées dans l’hébergement, la restauration, les loisirs, les achats de souvenirs, etc. Ainsi, l’importance de ce marché de jeunes voyageurs/étudiants n’est plus à démontrer. Les jeunes sont hyperbranchés, très informés et plus aventureux. C’est un marché un peu négligé en Haïti, mais qui connaît une expansion certaine. Sa force ne se résume pas seulement à sa valeur économique, mais cette forme de tourisme peut servir d’argument pour impliquer valablement les communautés et pour assurer la responsabilité et la durabilité du secteur touristique haïtien. Les décideurs publics et privés doivent comprendre le potentiel entrainant de ce segment de marché afin d’adapter leur politique touristique aux besoins de clients jeunes et dynamiques.

 

Josie Carlie Isaac, 

Kyra Chavenet

Marie Claire Bolly

Pierre-Louis Dukens

James Beauvoir,

Étudiants en Gestion touristique à l’Université Quisquéya.

* Sous la direction de Monsieur Ulrick Emmanuel Noël, Professeur de Marketing Touristique et Hôtelier à l’UniQ.

 

 

Labadie, lieu de vacuité du département du Nord, est sur le point d’avoir enfin une voie facile d’accès qui y mène. Les travaux de construction sont en cours d’exécution sur les six kilomètres de route qui conduisent à ce lieu touristique, joyau du département du Nord, a constaté HPN, le vendredi 16 septembre, lors de notre passage dans la région.   

Lire la suite...

L’hôtel NH El Rancho a reçu, le mardi 19 juillet dernier de la compagnie britannique Cristal international standard la certification  dénommée « FoodCheck » pour son standard d’hygiène observé dans la sécurité alimentaire, apprend HPN. 

Lire la suite...

Quel temps fait-il?

Port-au-Prince Haiti Cloudy, 22 °C
Current Conditions
Sunrise: 6:45 am   |   Sunset: 6:22 pm
75%     17.7 km/h     32.340 bar
Forecast
DIM Low: 18 °C High: 26 °C
LUN Low: 17 °C High: 26 °C
MAR Low: 18 °C High: 26 °C
MER Low: 18 °C High: 26 °C
JEU Low: 19 °C High: 26 °C
VEN Low: 20 °C High: 23 °C
SAM Low: 20 °C High: 24 °C
DIM Low: 20 °C High: 25 °C
LUN Low: 19 °C High: 25 °C
MAR Low: 20 °C High: 28 °C

HPN Nouvelles

Grid List

"La présidence égyptienne du Conseil de sécurité des Nations Unies pour le mois d'aout 2017,   a organisé,  le 29 aout 2017,   un débat public de haut niveau intitulé: "Les opérations de maintien de la paix des Nations Unies:  leur possible contribution a l'objectif premier du maintien d'une paix durable" ,  sur le thème   "Pérennisation de la paix".   Le Représentant Permanent d'Haïti  auprès de l'ONU,    l'Ambassadeur  Denis  Régis,  est intervenu à ce débat.  HPN  publie in extenso le texte de l'allocution du diplomate haïtien  à  cette  8033e séance du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Monsieur le Président,
1-    Permettez-moi tout d’abord, au nom du Gouvernement haïtien, de féliciter le Gouvernement de la République Arabe d’Egypte d’avoir, en sa qualité de président du Conseil de sécurité, pris l’initiative de ce débat public sur le thème de la contribution des opérations de maintien de la paix à l’objectif de « pérennisation de la paix ».  La question est en effet d’importance.

2-    Dans un monde en constante mutation, confronté à des menaces globales et à des problèmes de sécurité complexes et changeants, la nature des opérations de maintien de la paix, leur pertinence, leur coût, leur efficacité et leurs objectifs suscitent, à juste titre, des interrogations.

3-    Si plusieurs critiques dénoncent, non sans quelque raison, la « dérive » de certaines missions, l’inflation des coûts et des effectifs ou la multiplication de tâches sans rapport avec les objectifs fondamentaux, d’autres, en revanche, jugent sévèrement ce qu’ils qualifient de « politisation artificielle » du maintien de la paix ou encore la trop grande attention portée à certains dossiers.

4-    Quoi qu’il en soit, nul ne saurait nier que les opérations de maintien de la paix – outil privilégié de gestion des conflits – ont fait la preuve indiscutable de leur nécessité au cours des cinq dernières décennies.  Comme l’a d’ailleurs rappelé fort justement Monsieur Antonio Guterres, les Casques bleus représentent « un investissement pour la paix, la sécurité et la prospérité mondiales ».  [Le Monde, 31 mai 2017].

5-    Toutefois, l’outil n’est pas sans défaut  et a clairement montré ses limites.  Certes, des réformes ont été proposées et entamées afin d’y remédier.  Mais force est d’admettre qu’il reste encore beaucoup à faire pour que ces opérations soient véritablement adaptées à la complexité des nouveaux défis, aux nouvelles menaces à la paix et à la sécurité internationales, aux contextes différents dans lesquels elles sont déployées et aux environnements difficiles et souvent hostiles où elles sont appelées à intervenir.

6-    Une mise à jour s’avère d’autant plus nécessaire que les réussites enregistrées, aussi incontestables et spectaculaires qu’elles puissent être, ne peuvent dissimuler ce que d’aucuns considèrent parfois comme des demi-succès – voire des échecs cuisants, qui, de surcroît, jettent parfois une ombre sur la crédibilité, sur l’image, sur l’autorité morale des Nations Unies.

7-    Parmi les voix de plus en plus nombreuses qui s’élèvent de partout – et ici même au sein du Conseil de sécurité – pour réclamer une nouvelle approche doctrinale du maintien de la paix, notons, en particulier, celle du Secrétaire général des Nations Unies pour qui une « véritable réforme stratégique » des opérations de maintien de la paix s’impose désormais [Voir ONU, 31 mai 2017].

8-    De nouvelles pistes, porteuses d’avenir, doivent à l’évidence être explorées.  La Note conceptuelle de la présidence égyptienne du Conseil en a esquissé quelques-unes, pleines d’intérêt. Plusieurs traits communs caractérisent certaines des propositions énoncées en vue de l’objectif de pérennisation de la paix.  Trois éléments nous semblent essentiels :
8.1-     Le principe de responsabilité, qui doit guider tous les aspects d’une intervention des Nations Unies axée sur la pérennisation de la paix ;
8.2-    Le renforcement du rôle du Conseil de sécurité, pour que celui-ci soit en mesure de s’acquitter de sa mission fondamentale d’«  instrument central dans la prévention et le règlement des conflits », capable d’apporter des réponses collectives adéquates, conformes à son mandat, notamment dans les situations où les droits de l’homme sont outrageusement bafoués, et où sont commises des atrocités et des atteintes graves au droit humanitaire.
8.3-    La pérennisation de la paix ne saurait consister uniquement à prévenir le déclenchement, l’intensification, la poursuite ou la récurrence des conflits, comme nous le rappelle opportunément la Note de cadrage du débat.  Le maintien de la paix serait forcément incomplet s’il n’englobait aussi des activités visant à s’attaquer aux causes profondes des conflits.

9-    Un examen attentif des opérations de maintien de la paix en cours le montre bien : pour la plupart, il ne s’agit plus simplement de déploiement d’une force d’interposition ni d’activités de surveillance de cessez-le-feu entre forces belligérantes.  Il s’agit plutôt de la mise en œuvre de toute une gamme d’actions interdépendantes, aptes à favoriser le processus politique et à permettre, au bout du compte, l’instauration ou la restauration de la primauté du droit, l’enclenchement d’une dynamique de paix, de sécurité, de stabilité, de démocratie et de relance du développement.

10-    Tel est, entre autres, le cas d’Haïti, où la mission des Nations Unies pour la stabilisation (la MINUSTAH) a été à pied d’œuvre pendant 13 ans.  La mission touche aujourd’hui à sa fin.  Le Gouvernement haïtien et le Conseil de sécurité en sont convenus.  Le socle de la stabilité politique et institutionnelle en Haïti a été consolidé.  Pour la première fois depuis des décennies, un processus électoral pacifique, crédible, inclusif, a permis de pourvoir l’ensemble des postes électifs, et ce, à tous les paliers de gouvernance.  A travers la MINUSTAH, les Nations Unies ont dans une large mesure contribué à ce résultat.  Aujourd’hui, sous le leadership du Président de la République, Monsieur Jovenel Moïse, le pays est résolument engagé dans la voie de la consolidation de la démocratie, de l’état de droit et du développement durable.

11-    Ces trois piliers de la pérennisation de la paix ne sauraient d’ailleurs être dissociés l’un de l’autre.  Nous considérons comme essentielle la consolidation continue des acquis par le renforcement des capacités nationales.  Car, en fin de compte, l’appropriation, par les institutions nationales, de toutes les fonctions qu’exerçait précédemment la MINUSTAH – qu’il s’agisse de celles liées à la sécurité, à l’État de droit, aux droits de l’homme ou au développement – sera, le critère déterminant du succès de la mission.

12-    Guidés par cette vision partagée, le Gouvernement haïtien et les Nations Unies œuvrent de concert à la mise en place d’un nouveau cadre de coopération stratégique, qui reflètera la nouvelle réalité sur le terrain.  La MINUJUSTH, entre autres, est appelée à illustrer ce nouveau partenariat.

13-     A l’heure où le pays aborde un véritable tournant, le Gouvernement haïtien tient à réitérer l’importance qu’il attache au renforcement de la solidarité internationale.  Haïti continue de compter sur le soutien du Conseil de sécurité et celui de tout le système des Nations Unies pour l’accompagner dans le processus de reconstruction et lui permettre de progresser de manière soutenue sur le chemin de la démocratie et de l’État de droit, la seule voie possible vers sa modernisation sociale et économique, la réduction de la pauvreté et le développement durable.

Monsieur le Président,
14-     Je voudrais, pour conclure, formuler au nom de la délégation haïtienne quatre observations :
14.1-    Premièrement, il nous semble essentiel que le Conseil de sécurité, tirant parti des leçons du passé récent, se réapproprie pleinement la mission de sauvegarde et de pérennisation de la paix qui lui est dévolue par la Charte des Nations Unies.  Le Conseil se doit notamment d’éliminer les blocages institutionnels qui, trop souvent ces dernières années, ont miné, voire paralysé son action, afin de s’acquitter pleinement de son rôle de « principal responsable du maintien de la paix ».
14.2-    Deuxièmement, le débat sur l’objectif de pérennisation de la paix ne peut faire abstraction de la question de l’extrême pauvreté, qui occupe la place que l’on sait dans bien des conflits intra-étatiques.  Des guerres civiles fratricides plongent souvent leurs racines dans la misère économique, l’injustice sociale, l’oppression politique, la marginalisation, l’exclusion.  Il est indispensable d’aider plus substantiellement les pays en développement en proie à des conflits ou en phase de reconstruction post-conflit et de consolidation de la paix à rompre le cercle vicieux de la pauvreté, à défaut de quoi la pérennisation de la paix risque de rester un vain mot.
14.3-    Troisièmement, l’ONU ne peut en aucun cas se soustraire à ses responsabilités, notamment celle de respecter et de promouvoir les droits des populations qu’elle est appelée à protéger.  Nous saluons, à cet égard, le plan soumis aux États membres par le Secrétaire général, qui vise à mettre fin à l’impunité et prévoit la nomination de défenseurs des droits des victimes dans le cadre des activités de maintien de la paix de l’Organisation.  Pour être pleinement en phase avec les normes relatives aux droits de l’homme que l’ONU a pour mission essentielle de promouvoir, cette approche – nous le souhaitons vivement – doit pouvoir s’étendre à tous les cas d’atteinte aux droits humains et de préjudices moraux et matériels dont une mission aurait été elle-même la cause.
14.4-    Enfin, l’objectif de pérennisation de la paix est indissociable de celui du développement durable.  La République d’Haïti réitère son adhésion à une vision de la pérennisation de la paix, qui, face aux défis actuels, appelle « des réponses mondiales » qui permettent de « s’attaquer aux causes profondes des conflits et associent la paix, le développement durable et les droits de l’homme », pour reprendre l’expression du Secrétaire général [cf. Lettre du 3 mai 2017 du SG].

15-    Il appartient à la communauté internationale de relever ce défi par la mise en place des mécanismes de solidarité collective indispensables à l’atteinte de l’objectif de pérennisation de la paix.


Je vous remercie.




Le Front Parlementaire contre la Faim en Haïti (FPFH) laisse le pays, mercredi, à destination de la Barbade, pour participer à la conférence sous-régionale des Fronts Parlementaires contre la Faim dans la région de l’Amérique et des Caraïbes, qui se tient le 21 juillet 2017, à Bridgetown, appris Haiti Press Network.

Lire la suite...

Evenements / Spectacles à venir

HPN Sondages