Mardi 2 Octobre, au palais de justice de Port-au-Prince, des plaignants du dossier Petrocaribe ont été étendus par le juge instructeur Ramonci Alcimé. Une audition déroulée à huis clos. Les plaignants Fausta Maisonneuve et Maurice Noel qui se sont constitués en partie civile dans cette affaire, ont pendant trente(30) minute été auditionnés, en présence de leurs avocats Me André Michel et Marc-Antoine Maisonneuve. Si l’audience s’est tenue à huis-clos, les plaignants et leurs avocats ont toutefois fait des déclarations dans la presse.

 "Je n’ai pas porté plainte contre des individus mais plutôt contre les trois(3) administrations qui ont pris des résolutions et débloqué dans la gestion du fond", a déclaré la plaignante. De son coté André Michel voit dans cette démarche une simple formalité : "Même si nous sommes entendus par un juge d’instruction, nous ne faisons pas confiance à la justice de ce pays, nous sommes là, parce que c’est la démarche légale", a fait savoir l’homme de loi.

Les mobilisations récentes pour demander des comptes sur la gestion du fond petrocaribe ne sont pas sans conséquence sur l’avancée et l’avenir du dossier. Me André Michel rappelle que : "Le combat Petrocaribe doit être un combat de citoyenneté, la mobilisation populaire doit continuer, on ne peut obtenir justice que dans ces conditions" conclut l’avocat militant.   

Les sénateurs et les députés se réuniront lundi prochain en Assemblée nationale pour procéder à l’ouverture de la première session ordinaire de la troisième année législative, a appris HPN.

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 Dans une lettre ouverte adressée aux membres du Conseil Supérieur du Pouvoir  Juiciaire, L'Action Internationale pour les Droits Humains (AIDH a fait part de ses préoccupations relatives au fonctionnement de la Direction de l'Inspection Judiciaire du CSPJ.

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Le président du parti politique "Patryòt Rasanble pou Sove Lakay" (Parasol) qualifie de partisan et incomplet le rapport sur la gestion des fonds de Petro Caribe soumis au président du Sénat, vendredi dernier, par la Commission de suivi et d'approfondissement de l'enquête, ayant à sa tête, le sénateur du Nord-Ouest, Evalière Beauplan.

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Le Front Parlementaire contre la Faim en Haïti (FPFH), en collaboration avec l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), a organisé, le 10 octobre à Port-au-Prince, un atelier de restitution des consultations départementales relatives à la proposition de loi sur l´alimentation scolaire en vue de parachever le texte.

 

Cet atelier marque une étape importante dans le processus de mise en place d´instruments juridiques permettant à Haïti de combattre efficacement la faim et la malnutrition chez les enfants, notamment les écoliers.  « J´espère que cet atelier offre l´opportunité de recueillir des éléments clés permettant d´étoffer cette proposition de loi afin de pouvoir assister nos écoliers

 » a déclaré le Ministre de l´Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural, M. Joubert C. Angrand, dans son allocution de circonstance.

 « Nous voulons une loi qui soit inclusive et représentative. Ces consultations étaient nécessaires afin de nous assurer de l´adhésion des groupes sociaux et politiques concernés par l’alimentation scolaire » a souligné le Président du FPFH, l´Honorable Tertius Tanis. « Le soutien actif des différents secteurs aux efforts des Parlementaires est un gage de réussite de ce noble projet qui répond à un besoin de justice sociale » a pour sa part déclaré le Représentant adjoint de la FAO en Haiti, M. Walter DeOliveira.

 Les participants à cet atelier de restitution, parmi lesquels le Programme national de cantine scolaire (PNCS), l´Unicef et le PAM, ont apporté leurs observations et partagé leurs points de vue sur les modifications issues des consultations départementales sur la quarantaine d´articles constituant la proposition de loi. Certaines de ces modifications ont fait l´unanimité lors de la restitution. C´est le cas par exemple du changement d´appellation de « proposition de loi sur les cantines scolaires » à « proposition de loi sur l´alimentation scolaire et la nutrition ». La préférence pour les produits locaux dans l´alimentation scolaire a également trouvé un écho très favorable ; l´objectif étant de promouvoir le développement agricole du pays.

 En revanche, les participants ont émis des préoccupations quant au risque que cette loi n´exclue les écoles privées. « Tous les établissements scolaires devraient être concernés par cette loi » a tenu à rassurer le Secrétaire du FPFH, l´Honorable Myriam Amilcar. En outre, quelques participants ont proposé que lesenseignants aient accès à la cantine scolaire au même titre que les enfants ; sans oublier l´aspect lié à l´éducation nutritionnelle afin de combattre la mauvaise alimentation.

 Les Parlementaires du FPFH ont mené les consultations, avec l’appui technique de la FAO en Haïti, dans les départements du Sud’Est, du Nord, du Nord’Est, de l’Artibonite et du Centre. Ils se sont entretenus avec les autorités départementales et communales et les acteurs de la société civile afin de collecter leurs commentaires, remarques et suggestions en vue d’améliorer la proposition de loi. La version révisée sur la base de ces commentaires, remarques et suggestions sera présentée à un public élargi lors d´un autre atelier.

 Source : FAO Haïti

Au local de la Banque Inter-américaine de Développement (BID), le mercredi 10 octobre, un atelier de débat et de réflexion s’est tenu autour du terme « Renforcement des évaluations scolaires pour l’amélioration de la qualité de l’éducation en Haiti ». Nombre d’acteurs œuvrant dans le secteur éducatif  haïtien ont pris part à cette activité en vue d’échanger leur point de vue sur la question. Tous ont défendu l’idée de la mise en place d’un nouveau système éducatif devant passer par la formation massive des enseignants, des directeurs d’écoles et des éducateurs.

 L’évaluation de la 9e année fondamentale constituait le noyau des débats lors de cet atelier organisé par la BID. Tous les participants se sont mis d’accord sur la nécessité de repenser le modèle d’évaluation à ce niveau de la chaîne éducative haïtienne.

Le président du comité gouvernance et éthique du partenariat mondial pour l’éducation, Nesmy Manigat, voulant placer cette activité dans son contexte a affirmé : « Depuis 2015, le MENFP organise ces séances d’évaluation sur trois matières en particulier que sont le français, le créole et les mathématiques. Cette activité doit permettre au ministère d’identifier très tôt les difficultés du système en matière d’apprentissage. Il s’agit à ce point de l’élément le plus important, le créole. »

L’ancien titulaire du ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP) réveille, à cet égard, l’idée selon laquelle l’apprenant qui ne maîtrise pas la compréhension de l’écriture et de la syntaxe de sa langue première, ne pourra pas apprendre aisément les autres langues auxquelles il sera exposé et ne parviendra pas à maîtriser l’ensemble des autres matières.

 Trois ans plus tard, quant au constat, l’ancien titulaire du MENFP se veut être prudent. Il dit attendre la prochaine évaluation de l’année académique en cours en vue  de tirer les premières conclusions. Cependant, présent également à cet événement, le directeur du Collège Catts Pressoir Guy Etienne n’a pas ménagé ses mots pour exprimer ses préoccupations par rapport au mal être du système éducatif haïtien. S’appuyant sur son expérience dans le secteur, Guy Etienne pointe du doigt un système désuet, des évaluations bâclées, des taux d’échecs élevés dans les examens officiels. Tels sont, fustige-t-il, la monnaie d’échange par rapport aux 343 650 000 000 de gourdes investies par les parents haïtiens.

Nesmy Manigat et Guy Etienne appellent en ce sens tous les acteurs du système à assumer leurs responsabilités pour un renversement de la vapeur. Il prône à cet effet une campagne de formation massive à l’intention des enseignants, des directeurs et des éducateurs.

Le mercredi 10 octobre, la semaine de l’audit a été lancée par l’institut des auditeurs internes. Des professionnels en audit interne, management et comptabilité devront discuter de la corruption, du blanchiment des avoirs et du financement du terrorisme du 12 au 16 novembre prochain. « La corruption, le blanchiment des avoirs, en quoi les auditeurs internes sont-ils concernés ? », tel est le thème retenu pour cette nouvelle édition.

 Le président de l’administration et de l’institut des auditeurs internes d’Haiti, Romuald Jean-Baptiste en conférence de presse, affirme que la semaine de l’audit est d’une grande nécessité dans le contexte actuel et en dépit du fait que la corruption est devenue un problème transnational. Pour l’occasion, a-t-il affirmé, des séminaires et des sessions de coaching permettront également aux professionnels intéressés, d’obtenir un certificat d’auditeur interne.

« Organisée chaque année, cette activité dénommée la semaine de l’audit est l’événement le plus privé entre les professionnels en audit interne, contrôle et management », souligne le patron de l’institut des auditeurs internes. « C’est une occasion ou les professionnels haïtiens ont la possibilité de discuter avec d’autres experts étrangers », poursuit-il. 
 
Comme à l’accoutumée, les décideurs économiques publics et privés et d’autres professionnels prendront part aux assises de cette année étant donné qu’ils sont tous concernés par la problématique, soutient Romuald Jean Baptiste.

Qu’il soit riche ou pauvre, indique Monsieur Jean-Baptiste, aucun pays n’est exempt des menaces représentés par ces fléaux que sont la corruption, le blanchiment des avoirs et le financement du terrorisme. Toutefois, conclut-t-il, quand les institutions de contrôle se révèlent faibles, l’indice de perception de la corruption sera plus élevé surtout dans les pays où les ressources sont très limitées et les besoins illimités.

Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a annoncé, lundi 8 octobre, dans un communiqué acheminé à HPN, que les inscriptions des candidats pour la session des recalés du mois de décembre 2018, sont prévues au cours de la période allant du 15 au 31 octobre.

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Le prix Nobel de la paix 2018 a été décerné, ce vendredi, à deux lauréats : le gynécologue congolais Denis Mukwege et l'activiste yézidie Nadia Mourad. Ils sont récompensés pour leur combat contre les viols de guerre. Une cause que sert Denis Mukwege depuis de nombreuses années.

Ce prix Nobel de la paix tant attendu vient consacrer une vingtaine d'années passées à soigner, opérer, réparer inlassablement des femmes violées et mutilées dans la province du Sud-Kivu en RDC. Le docteur Denis Mukwege, « l'homme qui répare les femmes », comme on l'appelle, est né il y a 63 ans dans cette province de l'est du pays à Bukavu tout près de la frontière avec le Rwanda. Il fait ses études de médecine au Burundi puis en France et en Belgique.

Une fois son diplôme de gynécologue en poche, il décide de revenir travailler dans son pays. Mais la guerre est déjà là. Il y a 22 ans, le 6 octobre 1996, il est alors directeur de l'hôpital de Lemera une petite localité du Sud-Kivu. Un jour, son établissement est attaqué et brutalement détruit. Plusieurs malades et infirmiers sont assassinés, des civils sont massacrés. Denis Mukwege parvient à s'échapper et à fuir, extrêmement choqué, au Kenya. Il n'y a jamais eu de massacres de ce type au Congo. C’est en fait le premier grand crime de la première guerre au Congo, lorsque la rébellion de Kabila père entre dans l’ancien Zaïre depuis le Rwanda pour renverser Mobutu. Il revient au pays trois ans plus tard avec au départ le projet de créer une maternité.

Plus de 40 000 femmes soignées

On peut dire que le combat du Dr Mukwege démarre un jour de 1999. Ce jour-là, une Congolaise débarque dans son cabinet le regard éteint. Son sexe est une blessure béante, elle a été violée sauvagement par dix hommes. Puis c’est une autre femme qui arrive et encore des dizaines les jours suivants. Chaque fois le corps déchiqueté. Viols méthodiques, tirs au niveau de l'appareil génital, introduction d'objets et d'armes, femmes de villages entiers violées en une nuit.

Les viols de masse se répandent à tout l’est de la République démocratique du Congo. Il s’agit vraiment du viol comme arme de guerre dans cette région en conflit depuis 20 ans avec une multitude de groupes armés. Toutes les femmes le disent, il ne s’agit plus d’un viol pour assouvir un plaisir, mais d’une volonté de détruire, d’humilier la femme, sa famille, sa communauté. Un phénomène qui touche de jeunes enfants qui ont parfois tout juste quatre ou cinq ans.

le Dr Mukwege découvre une pathologie nouvelle qui va profondément marquer le restant de sa carrière : la destruction volontaire des organes génitaux des femmes. Il décide d’en faire son combat et fonde son hôpital dans le Sud-Kivu, l’hôpital de Panzi. Et il est le premier à alerter le monde sur la barbarie sexuelle dont les femmes sont victimes dans l'est. Pourtant son message a du mal à passer en RDC. Le pays commence à peine à lutter contre l’impunité dans les affaires de violences sexuelles. 

Aujourd’hui, l’hôpital de Panzi, c’est un établissement de référence, l’un des rares dans la région des Grands Lacs, spécialisé dans la réparation vaginale. Depuis 1999, il a soigné plus de 40 000 femmes mutilées.  En effet, on estime qu’un demi-million de femmes ont été violées en République démocratique du Congo ces quinze dernières années. Selon le gouvernement, 40 viols par jour ont lieu dans l'est du pays. Un chiffre sous-estimé pour beaucoup.

Source RFI

 

Le Président de la Chambre des députés applaudit des deux mains l’obligation faite par le gouvernement de libeller les transactions qui s’effectuent en monnaie locale. Même si beaucoup d’économistes ont exprimé des réserves sur cette décision, Gary Bodeau rappelle qu’il s’agit de l’application de la loi purement et simplement.  

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